Ne dit-on pas qu’un bon Pasteur doit ?tre au service de tout le monde? Et bien c’est en voulant accomplir ce devoir que le pasteur de l’?glise R?veil international de Bayota a malheureusement rencontr? la mort.
Tous les fidèles de l’église Réveil international de Bayota sont en deuil. La journée du samedi 12 septembre 2020 restera à jamais un jour noir pour la famille du pasteur Akaffou N’Guessan Bertin.
Blé Athanase diacre de l’église Réveil international de Bayota nous explique comment ce drame est survenu.
Ce jour là, le defunt pasteur Akaffou N’Guessan Bertin, recevait des invités chez lui. Comme il est de coutume en Afrique et partout ailleurs, le pasteur a voulu honorer ses hôtes en leur offrant un rafraichissant. Il s’est donc rendu dans une grande surface de la place pour s’en procurer. Il lui fallait donc aller de l’autre côté de la voie bitumée pour arriver acheter la boisson.
Entamant sa traversée, il se retrouve face à un taxis-motos du département. Ces taxis-motos font usage de moyen de transport dans cette zone. Comme à leur habitude, ce taxis-motos ne badinait pas avec la vitesse. Il a ainsi percuté violemment l’homme de Dieu qui a été projeté sur le bitume. Et a tout simplement continué son chemin sans se soucier des dégâts causés par l’accident.
Akaffou Bertin est tombé sur sa tête. Il saignait de tous ses orifices. Il a urgemment été évacué au Centre hospitalier régional (Chr) de Gagnoa. Mais il n’a pas survécu.
Face à ce drame, toutes les communautés chrétiennes de la localité attendent que justice soit rendu.
Soulignons que même si les motos rendent d'énormes services aux populations, il faut regretter qu'elles soient les premiers responsables des accidents de circulation . Dans le département de Bangolo, Pour 2013, plus de 200 cas d'accident ont été enregistrés dans cette zone avec à la clé plus de 100 blessés et une dizaine de morts.
Dans la localité de Bayota, c’est beaucoup plus grave. Les accidents dus aux taxis-motos y sont légions. La mutuelle et le chef de terre ont demandé que le sous-préfet et la gendarmerie prennent leur responsabilité pour mettre fin à ce calvaire.
Par ailleurs, ces engins à la sécurité précaires ne sont couverts par aucune assurance, ce qui signifie que tous les accidents qui surviendraient à bord de ces Moto-taxis sont tout au péril des usagers, d’où leur interdiction dans la ville d’Abidjan.